Terrain

Le substratum rocheux de la réserve fait partie du Bouclier Canadien. On estime que l'âge de cette ancienne roche précambrienne remonte à 3 milliards d'années. À l'extrémité nord et sur le côté sud-ouest de la réserve, la présence d'effleurements de roches méta-volcaniques et méta-sédimentaires est un phénomène assez courant. C'est en effet à ces endroits riches en dépôts calcaires, que l'activité minière est la plus concentrée. Prospecteurs et collectionneurs y poursuivent chacun leur métier, encouragés par des découvertes prometteuses.

Le terrain a été grandement façonné par l'avènement de quatre glaciations. La dernière de celles-ci, qui date d'environ 1000 ans, y a laissé divers modelés du relief, notamment des moraines, bassins, kames et, à l'est, des eskers. La réserve jouit d'une topographie majoritairement onduleuse, qui se prête très bien à la randonnée pédestre.

Une forêt hétérogène

Les forêts de la réserve sont propres à celles des régions de la forêt boréale canadienne, toutefois certains secteurs, notamment le sud-ouest, exhibent des caractéristiques d'une forêt caducifoliée des régions plus au sud de la province.

Le sol argileux et absorbant du nord-est de la réserve supporte de vastes peuplements d'épinette noire; sur les versants plus secs, on y retrouve des espèces plus mélangées. Au centre et au sud de la réserve, la forêt se change graduellement en forêt mélangée, regroupant, entre autres, des espèces telles l'épinette noire, l'épinette blanche, le pin gris, le sapin baumier, le pin rouge, le bouleau jaune et l'érable rouge. De vastes peuplements d'épinette noire et de pin gris caractérisent le secteur à l'ouest de la réserve.

Depuis cent ans, l'exploitation forestière et les feux de forêt ont eu un impact dramatique et considérable sur la forêt de la réserve. Le type de croissance et les étapes de succession des espèces peuvent être directement attribués à une récolte intensive effectuée pendant plusieurs décennies.

Une gestion intégrée

Le ministère des Richesses naturelles planifie très soigneusement la gestion de la réserve. Sites récoltés et dévastés par le feu sont reboisés continuellement. Les exploitations forestière et minière sont sujettes à des contrôles suivis en vue de minimiser l'impact à l'environnement. Les endroits reboisés sont facilement repérables le long de la plupart des chemins de la réserve. En général, on aurait constaté aucune perturbation de la faune par l'activité humaine ou industrielle.



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