Historique

Sites aborigènes

Des groupes de nomades Ojibwe et Cree furent les premiers occupants humains de la réserve. Les fouilles archéologiques démontrent que ces peuples autochtones s'adonnaient à la pêche et la chasse pendant une partie de l'année. On y a retrouvé artéfacts et campements à cet effet à plusieurs endroits, notamment les lacs Missinaibi, Little Missinaibi, Racine, Dog et Wabatongushi.

Sans doute le phénomène préhistorique le plus saisissant se situe au plan artistique. Il existe des sites pictographiques à maints endroits de la réserve. Ces anciennes peintures rupestres témoignent avec silence et mystère d'un mode de vie révolu depuis longtemps. Si vous voulez voir des pictogrammes spectaculaires, rendez-vous à Fairy Point sur le lac Missinaibi une visite à ne pas manquer.

Le marché des fourrures

Les premiers Européens à pénétrer la future reserve étaient probablement les coureurs de bois. Voulant étendre leur territoire de traite, ces pittoresques aventuriers Canadiens français établirent des contacts avec les Amérindiens pour y favoriser la trappe et la traite des fourrures.

Marchands anglais et français fréquentèrent l'endroit au cours des 17e et 18e siècles. Plusieurs postes de traite furent établis par les Anglais installés à la Baie de James y compris celui du lac Missinaibi, surnommé Brunswick House. Exploité pendant plusieurs années, ce poste dut fermer ses portes en 1917 avec la concurrence des nouveaux postes rendus plus accessibles le long du chemin de fer. Malgré son état délabré, envahi par la végétation, le site conserve toujours son cachet fascinant.

Chemin de fer

Avec le chemin de fer qui augmentait l'accessibilité au territoire et, secondée du transport par eau, prospecteurs, chasseurs, trappeurs et estimateurs de bois se mirent à exploiter les richesses de la future réserve. Dans peu de temps, une sérieuse décimation de la faune en résultat. La situation fut particulièrement alarmante en ce qui a trait à la surchasse du gibier et des animaux à fourrure. Deux résidents de Chapleau, G.B. Nicholson et William McLeod, entreprirent des pourparlers avec le gouvernement ontarien sur la question. Le 27 mai 1925, la Réserve faunique de Chapleau vit le jour et on y interdit la chasse et la trappe partout sur son territoire.

Exploitation forestière et minière

Ce n'est qu'au début du 20e siècle que l'industrie du bois de sciage prit de l'ampleur dans la région. Des quantités de scieries firent leur apparition le long de la voie ferrée dans les hameaux tels que Nicholson Siding, Sidney, Dalton, Peterbell et Elsas. Scieries internes furent aussi en service. Entre 1946 et 1955, l'abattage s'effectuait principalement aux alentours de Peterbell dans le secteur nord-est de la réserve. Depuis 1955, on exploite la région avoisinant le lac Missinaibi.

Aujourd'hui modernisée, l'exploitation forestière se poursuit toujours. On peut retrouver des vestiges des vieux chantiers et machineries de l'époque, éparpillées un peu partout à travers la réserve témoins d'un métier à la fois rude et romantique. Il existe toujours un chantier abandonné au lac Cooke: on peut s'y rendre par voie routière. Quant à celui près du lac Borasso, il faut d'abord naviguer le lac Missinaibi, ensuite parcourir 3 kms à pied dans un sentier pédestre.

Pour sa part, l'industrie minière a joué un rôle mineur dans l'histoire de la réserve. La mine d'or Renabie, seule compagnie d'exploitation minière digne de mention, a vu le jour en 1947 et n'est plus exploitée.


Articles vedettes
Aucun article n´est disponible.